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 Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)

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Tonyk
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MessageSujet: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Lun 21 Sep 2009 - 15:54

ll était une fois un informaticien, un corbeau, un ex-Premier ministre, un Président et Laetitia Casta : affaire d'Etat, mode d'emploi.


Le procès de l'affaire Clearstream débute lundi à Paris. Avec quelques stars en tête d'affiche : Nicolas Sarkozy qui accuse, Dominique de Villepin qui se défend, et une brochette de personnages plus fous encore, et parfois plus incongrus (on y croise même Laetitia Casta).

A leur décharge, il est difficile de se plonger dans les méandres de cette affaire sans le devenir (fou). Pour ceux qui préfèrent rester sains d'esprit et avoir une vision à peu près claire de l'affaire, il est temps de lire cet « explicateur ».

Le coeur de l'affaire : une fausse liste de corrompus
Une liste de personnes, prétendument sortie des fichiers informatiques de l'établissement financier luxembourgeois Clearstream, a été transmise à la justice par une lettre anonyme au printemps 2004. Il y en aura d'autres : en tout, six courriers de ce type.

« Je vous écris pour vous informer de l'existence d'un groupe mafieux », commence la lettre adressée au juge Renaud Van Ruymbeke. Selon ce « corbeau », des personnalités françaises, en cheville avec des oligarques russes, seraient rémunérées pour faciliter le blanchiment d'argent sale, à travers des comptes occultes de Clearstream.

Ce club de mafieux serait, toujours selon le corbeau, responsable de la mort de Jean-Luc Lagardère, ancien patron de Matra, entreprise intégrée depuis dans EADS, le grand groupe aéronautique.

Les Français auraient reçu, sur ces comptes bancaires, des « rétrocommissions » (ou pots de vin) pour la vente de frégates à Taïwan en 1991.

La liste, envoyée en mai, est complétée dans une seconde lettre en juin 2004 et des CD-Rom. Près de 900 comptes bancaires sont signalés. Y figurent les noms de personnalités très connues :

Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances. Plus précisément, les noms de « Paul Nagy » et « Stéphane de Bosca » apparaissent, référence au patronyme complet « Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa »
Brice Hortefeux
Jean-Pierre Chevènement
Dominique Strauss-Kahn
Alain Minc (consultant)
Edwy Plenel (alors au Monde)
Laurent Fabius
Alain Madelin
Philippe Delmas, vice-président d'EADS
Alain Gomez, ancien président de Thomson-CSF
Alizée, chanteuse
Laetitia Casta, actrice

Le contexte : l'affaire Clearstream 1 et celle des frégates de Taïwan
C'est l'élément explosif de la manipulation. Pour que la fausse liste conduise à un retentissement judiciaire et médiatique maximum, elle a été placée au croisement de deux autres gros scandales :

Clearstream 1. En 2004, « Clearstream » est déjà un gros scandale financier. Dans un livre, Revelation$, le journaliste d'investigation Denis Robert a accusé la chambre de compensation luxembourgeoise d'être une vaste machine à blanchir de l'argent sale, à travers des comptes occultes. Les lettres anonymes adressées au juge s'appuient largement sur ces accusations, ce qui leur donne de la crédibilité.

Les frégates de Taiwan. Ce contrat de vente de frégates, qui s'est accompagné de plus de 500 millions de dollars de commissions et pots de vin, a été entouré d'une série suspecte de morts « accidentelles ». C'est Van Ruymbeke qui est chargé de l'enquête.

Les personnages-clé
Les deux juges identifient rapidement les deux hommes qui sont pour eux au coeur de la machination : Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin. Reste à comprendre le rôle joué par Dominique de Villepin et Philippe Rondot.

Imad Lahoud, 42 ans
Cet aventurier de la finance est accusé d'avoir fourni la liste (avec ou sans la complicité de Jean-Louis Gergorin). Auparavant, ce mathématicien a monté des opérations financières avec son beau père François Heilbronner (un proche de Chirac, ex-patron du groupe d'assurances GAN). Une escroquerie lui a valu quelques mois de prison.

A sa sortie, en octobre 2002, il rencontre Gergorin, qui le présente au général Rondot. Lahoud fait croire à ce dernier qu'il a des informations sur le financement d'Al Qaeda (et même qu'il a rencontré Ben Laden à plusieurs reprises).

Rondot, figure du renseignement français, le croit, et Lahoud devient une source de la DGSE, suivie par un agent traitant. Puis Rondot demande à Jean-Louis Gergorin de le recruter chez EADS comme informaticien, une couverture idéale.

Un jour de février 2003, en accord avec la DGSE, Lahoud rencontre le journaliste Denis Robert, qui veut bien lui confier des (vrais) listings de Clearstream, pensant que Lahoud l'aiderait à progresser dans son enquête…

Jean-Louis Gergorin, alias « Le Corbeau », 63 ans.
Jean-Louis Gergorin est chargé de la stratégie chez EADS, et vice-président du groupe d'armement. C'est lui qui a envoyé les lettres anonymes à Van Ruymbeke en mai et juin 2004. Il est depuis mars 2003 persuadé que Jean-Luc Lagardère a été tué sur l'ordre d'une mafia russe désirant prendre le contrôle de d'EADS, via le groupe Lagardère.

En 2003, il a tenté en vain de sensibiliser à sa croisade les services de renseignement français, via Philippe Rondot puis Dominique de Villepin (qui a travaillé sous ses ordres au Conseil d'analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères, au début des années 80).

C'est lui transmet les faux listings au juge Van Ruymbeke. Il ne reconnaîtra être le corbeau qu'en mai 2006, mais affirme depuis qu'il ignorait qu'ils avaient été trafiqués.

Dominique de Villepin, 56 ans
Il est soupçonné d'avoir su que le listing était une forgerie, et de s'être abstenu de l'avoir dénoncé (voire d'avoir encouragé l'explosion du scandale). « Si nous apparaissons, le PR [président de la République, ndlr] et moi, nous sautons », aurait-il déclaré le 19 juillet 2004 au général Rondot, selon les notes prises par ce dernier.

Philippe Rondot, 73 ans
Général, ancien de la DST et de la DGSE et conseiller de plusieurs ministres. En mars 2006, il a avoué aux juges avoir été chargé d'enquêter sur le faux listing, en janvier 2004 par Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères, sur « instruction » du président Chirac.

Les questions auxquelles l'enquête n'a pas répondu
Malgré près de cinq ans d'instruction, il reste encore bien des zones d'ombre dans cette affaire, que les audiences devront explorer.

Qui a ordonné l'ajout des noms sur la liste de Clearstream ?
En décembre 2008, Lahoud déclare aux juges :

« J'ai fait ce travail à la demande de Jean-Louis Gergorin… Le jeu du secret était de monter une cabale contre Nicolas Sarkozy… La cabale contre Nicolas Sarkozy était montée sous la connaissance de Dominique de Villepin… »

C'est ce que le procès doit confirmer ou infirmer.


Villepin a-t-il favorisé la transmission de la liste au juge Van Ruymbeke ?


Gergorin affirme l'avoir rencontré à plusieurs reprises, d'abord quand il était ministre de l'Intérieur, puis comme ministre des Affaires étrangères. Selon sa version, c'est à la demande de Villepin qu'il a transmis la liste à la justice. Villepin dément.

Jacques Chirac était-il au courant que la liste Clearstream était un faux ?
Au moment ou Gergorin prépare l'envoi de la liste à la justice, l'ancien président aurait donné « des instructions », selon les notes de Rondot.


Les Renseignements généraux ont-ils joué un rôle ?

On les croise à plusieurs reprises. En novembre 2008, Lahoud déclare au Point :

« La dernière fois que j'ai vu Bertrand [le patron des RG, ndlr], c'était dans son bureau, pour ajouter le nom de Nicolas sarkozy sur les faux listings. C'est le seul nom que j'ai ajouté. »

Version contredite par sa déposition aux juges. Bertrand aurait été au courant des listings dès 2003. Un beau-frère de Villepin vient d'assurer à Mediapart avoir vu Lahoud en compagnie de la fille d'un fonctionnaire des RG en train de farfouiller dans son ordinateur.

Par ailleurs, un élément intrigue Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, qui vient de publier chez Seuil « Une histoire de fous » : lorsqu'il était en prison, Imad Lahoud a reçu des visites, mais le registre de la Santé a mystérieusement disparu…

Nicolas Sarkozy était-il au courant du complot et l'a-t-il laissé exploser à la figure de ses adversaires ?
Le journaliste Stéphane Denis, parent de Philippe Rondot, affirme dans Le Point, en mai 2006, qu'il a mis Nicolas Sarkozy au courant dès septembre 2004 de l'enquête menée par le général. Sarkozy était au courant au premier trimestre 2004, a confirmé Charles Pasqua.

Sarkozy n'a réagi que lorsque le scandale a éclaté début 2006. Villepin le soupçonne d'avoir laissé l'affaire s'emballer, pour mieux le prendre au piège.

Source : rue89
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 22 Sep 2009 - 11:16

Dominique de Villepin a dénoncé "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy contre lui dès le début du procès où il est jugé avec quatre autres suspects pour un supposé complot contre le président français en 2004.

Avant d'entrer dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris qui siégera pendant un mois, l'ancien Premier ministre s'est adressé aux journalistes avec gravité, entouré de ses trois enfants et de son épouse.

"Je suis ici par la volonté d'un homme, par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré.

Evoquant les droits de l'homme, fustigeant un "procès politique" et un "abus de pouvoir", il a conclu : "La justice est un bien précieux et est aussi un bien fragile. Je sais que la vérité triomphera."

Le chef de l'Etat est en effet partie civile dans ce procès, avec une quarantaine d'autres personnalités de tous les milieux, ce qui transforme l'audience en une bataille politique sans précédent au plus haut niveau de l'Etat.

Le dossier vise un faux fichier de comptes bancaires secrets de la société luxembourgeoise Clearstream, où les patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy "Nagy" et "Bocsa" figuraient.

La transmission de cette liste à un juge en juin 2004 avait perturbé la marche de Nicolas Sarkozy vers sa candidature à la présidentielle de 2007, qu'il allait cependant remporter.

Devant le tribunal, les avocats de Dominique de Villepin, qui nie toute implication dans la manipulation, ont demandé aux juges de déclarer irrecevable la constitution de partie civile du chef de l'Etat, irrégulière selon eux.

Me Henri Leclerc a rappelé que le président était notamment, selon la Constitution, "garant de l'indépendance de la magistrature" et avait autorité indirecte sur le parquet et certains magistrats, un rôle jugé incompatible avec celui où il sollicite des juges réparation et condamnation.

"CROC DE BOUCHER"

L'avocat a aussi rappelé les propos prêtés au chef de l'Etat, et jamais démentis, où il aurait promis que les auteurs de la manipulation finiraient sur "un croc de boucher".

"C'est d'une violence inouïe. Le président ne peut pas nier qu'il est passionné par cette affaire, que tous les journaux parlent de sa colère froide", a-t-il dit.

Le procureur Jean-Claude Marin a répondu qu'il ne s'intéressait pas aux propos rapportés dans les journaux et s'est prononcé contre la demande de la défense, soutenant donc la validité de la constitution de partie civile du président.

Il n'y a pas de problème puisque la plainte de Nicolas Sarkozy n'est pas à l'origine de l'enquête, a-t-il estimé.

Le tribunal a renvoyé sa décision sur ce point au jugement sur le fond de l'affaire, si bien que Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, participera au procès.

"M. Nicolas Sarkozy est une partie civile comme les autres", a plaidé Me Herzog. Le chef de l'Etat n'a jamais fait de demande d'acte et n'est jamais intervenu dans l'enquête, il veut simplement que la lumière soit faite, a-t-il expliqué.

Le tribunal a convoqué une vingtaine de témoins, dont l'ancien Premier ministre de 2002 à 2005 Jean-Pierre Raffarin.

Dominique de Villepin encourt jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse et d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

Des dépositions le mettent en cause, notamment celle de Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS au moment des faits.

Ce dernier, jugé pour avoir remis les listes au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004, dit l'avoir fait sur ordre de Dominique de Villepin. Imad Lahoud, mathématicien recruté à EADS par Gergorin et soupçonné d'être le falsificateur, reconnaît ces faits et a lui aussi dit fin 2008, après de multiples autres versions, que Dominique de Villepin connaissait la manoeuvre.

Un ex-consultant, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, à l'origine de l'affaire pour avoir obtenu des documents authentiques de Clearstream, matrice des faux, sont aussi jugés. Leurs avocats ont demandé l'annulation de leur renvoi devant le tribunal, estimant qu'ils n'avaient commis aucun délit.

source : Yahoo (Reuters)
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 22 Sep 2009 - 17:51

Nico m'a tuer
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Cantabella
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 22 Sep 2009 - 20:41

et pendant ce temps-ci ?............que se passe-t-il en France ?....... :gratte:
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Tonyk
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 23 Sep 2009 - 10:24

Ben Rien voyons ! :coeil:
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 23 Sep 2009 - 10:44

Clearstream: Denis Robert et Florian Bourges clament leur innocence
Co-prévenus, le journaliste reconnaît avoir été «un intermédiaire» mais «sans rôle actif» et l'ancien auditeur-stagiaire chez Clearstream assure avoir été «manipulé» dans l'affaire des listings bancaires qui ont ensuite été truqués.

Au deuxième jour de l’audience, le journaliste Denis Robert et l’ancien auditeur-stagiaire Florian Bourges se sont efforcés, ce mardi, de convaincre le tribunal correctionnel de Paris qu’ils n’étaient que des victimes collatérales de cette abracadabrante affaire de manipulation.

Flash-back sur la malencontreuse aventure de Florian Bourges, d’abord: «Il avait 23 ans, il était plein d’idéal, raconte son avocat Me Maurice Lantourne. Et c’est alors qu’il rencontre quelqu’un qui lutte contre la corruption», Denis Robert, «et un agent de la DGSE»- ou du moins qui se fait passer pour tel - Imad Lahoud. Puis, la bousculade des évènements le dépassent: «en aucun cas, [Bourges] n’imagine ce qui va arriver après. Il a été atteint par une balle perdue.»

Lunettes discrètes sur un bouc finement taillé, Florian Bourges concède: «j’ai été assez naïf, voire même stupide» face à l’ex-trader franco-libanais, Imad Lahoud. «J’ai été manipulé, mais je n’avais pas de raison de me méfier», confie celui qui, après avoir remis des listings Clearstream à Denis Robert, s’est fait présenter à Lahoud. «Il m’a dit qu’il travaillait pour la DGSE» et faisait «une recherche sur le financement d’Al-Qaïda» dont les fonds étaient censés passer par la chambre de compensation luxembourgeoise. Cet «agent secret» l’impressionne. Le jeune stagiaire l’autorise à copier sur une clé USB ultra-moderne une série de fichiers clients.

«Je pensais que l’affaire s'arrêterait là»
Ce sont ces documents, copiés au «Bistrot d’Edouard» de Courbevoie (Hauts-de-Seine), qui atterriront quelques mois plus tard, de manière anonyme, sur le bureau du juge Renaud van Ruymbeke. Entre-temps, ils auront été falsifiés et des noms ajoutés. Ironie du sort, c’est Florian Bourges lui-même, recommandé par Denis Robert, qui sera mandaté par le juge van Ruymbeke pour expertiser les faux listings à l’été 2004! Et en octobre, l’auditeur reconnaîtra avec stupeur les fichiers qu’il avait extraits chez Clearstream, lors de sa mission d’audit de l’été 2001. Il prévient, bien sûr, le juge: «C’est un faux.» «Je pensais que l’affaire se serait arrêtée là», mais «ce fut un déchaînement médiatique...»

Poursuivi pour avoir recelé les listings volés par Florian Bourges, Denis Robert a, de son côté, reconnu mardi avoir été «un intermédiaire». Mais «sans rôle actif». Pourfendeur acharné de Clearstream, qu’il accusait d’avoir blanchi de l’argent sale dans deux ouvrages parus en 2001 et 2002 (Révélation$ et La boîte noire), le romancier a témoigné du pouvoir de manipulation d’Imad Lahoud, qui a «su très habilement jouer» de la situation. «Il avait une version à tout», raconte-t-il et paraissait «super informé». Un jour, «il m’a dit qu’il avait hacké le système de Clearstream», «un truc de dingue»...

Mais quand Denis Robert commence à douter des fanfaronnades de Lahoud, ce dernier l’invite chez EADS où il travaille. «Il m’a emmené dans un endroit sécurisé», avec «de vrais hackers». «Je suis ressorti de là, je me suis dit "putain, c’est peut-être vrai". (...) Je mets au défi quiconque de dire à ce moment-là que ce type est farfelu».

Pièce centrale du puzzle Clearstream, Lahoud sera auditionné mercredi, ainsi que Jean-Louis Gergorin, ex-vice président d’EADS.

source: liberation.fr
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 23 Sep 2009 - 11:15

Bon, et Laetitia Casta et Alizée, elles ont fait quoi ??? J'suis plus branchée people, moi ... :paix:
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Tonyk
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 23 Sep 2009 - 12:09

Elle n'ont pas été convié à la fête.....Seul Nico l'a été pour l'accusation....Etonnant non ! :coeil:
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 23 Sep 2009 - 12:21

Etonnant, c'est clair !
Bon, ça me rassure, j'avais peur que les petites aient fait des bêtises .... :lol:
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Tonyk
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Jeu 24 Sep 2009 - 11:19

Des documents embarrassants pour Nicolas Sarkozy

Au troisième jour du procès Clearstream, le trouble a envahi la onzième chambre du tribunal correctionnel de Paris. La défense de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, accusé d'avoir participé à un complot grossier ayant consisté à truquer des fichiers bancaires pour faire accroire en 2004 à la justice que de nombreuses personnalités (dont son rival Nicolas Sarkozy) étaient liées à un réseau international de corruption, a exhumé du dossier un document très embarrassant pour le chef de l'Etat. Il s'agit de notes de frais d'Imad Lahoud, l'informaticien soupçonné de la falsification des fameux listings Clearstream, qui prouvent qu'il a dîné ou déjeuné à plusieurs reprises avec l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy entre fin février et mi-mars 2004. C'est-à-dire précisément à la période où le nom du futur président de la République a été introduit dans de faux fichiers de la chambre de compensation luxembourgeoise
source : Mediapart


ça c'est interessant !




L'ex-trader assure avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy sur les listings à la demande de l'ancien vice-président d'EADS.

C'est la stratégie du boulet. Imad Lahoud, accusé d'avoir fabriqué les faux listings Clearstream, s'accroche à Jean-Louis Gergorin pour l'entraîner par le fond. Façon Sacher Masoch : «J'étais sa chose.» Façon Alain Juppé : «J'étais droit dans mes bottes quand il me donnait un ordre.» Plus chiraquien : «Jean-Louis Gergorin commande, je m'exécute.» À la Cosette : «C'était un patron envahissant. Il débarquait chez moi à 21 heures, mettait quasiment ma femme à la porte, m'entraînait dans la cuisine, ouvrait un robinet (pour créer un bruit de fond) et me demandait d'ajouter des noms.»

Le tribunal de Paris cherche à savoir qui a falsifié les données relatives à la chambre de compensation luxembourgeoise. À l'origine, en 2003, des listes authentiques sont en possession d'un ancien auditeur d'Arthur Andersen, Florian Bourges, et d'un journaliste, Denis Robert. Un an plus tard, le juge Van Ruymbeke reçoit des tableaux «agrémentés» des noms de personnalités politiques ou de la sphère industrielle. Qui les a faussement introduits ?

Imad Lahoud reconnaît s'être procuré les listings originaux auprès de MM. Robert et Bourges, se prévalant d'un ordre de mission de la DGSE (les services d'espionnage). Puis, il les a remis à son officier traitant, «Antoine». Par la suite, quand M. Gergorin les lui demande, il affirme ne pas en avoir conservé de copies. Puis «manipule» à nouveau le journaliste et l'auditeur et apporte les documents à son bienfaiteur, l'homme qui lui a trouvé un emploi confortablement rémunéré chez EADS alors qu'il sortait de 110 jours de détention provisoire dans une affaire d'escroquerie. M. Lahoud, qui craint beaucoup la pluie, ouvre un triple parapluie. Toujours, il aurait agi sur ordres soit de la DGSE, soit du général Rondot, éminence des services secrets, soit de Jean-Louis Gergorin, numéro deux d'EADS. Ce dernier, d'ailleurs, lui aurait, entre autres, ordonné de «simuler une pénétration informatique de Clearstream devant le général», afin d'inciter l'officier à enquêter sur les listings.

Triple parapluie
Bien sûr, chacun de ses commanditaires lui avait fait promettre de «cloisonner» ses activités, de sorte qu'Imad Lahoud servait tantôt les intérêts supposés de l'un, tantôt ceux de l'autre. En définitive, cette multitude de casquettes pourrait aussi être interprétée comme une garantie de conserver, en permanence, une liberté absolue. Il n'est pas impossible d'envisager, à ce stade des débats, que l'astucieux mathématicien, qui avait un temps convaincu la DGSE qu'il pouvait la mener à Oussama Ben Laden, ait ourdi seul une vaste escroquerie au renseignement, se plaçant opportunément sous une de ses protections cloisonnées au fil de ses pérégrinations.

À l'entendre, il n'a pas falsifié les listings. Le ou les faussaires, il ne les connaît pas mais, en boulet consciencieux, il suggère une piste au tribunal : «Des consultants missionnés par M. Gergorin». «Je ne suis pas sa source», martèle-t-il. Il n'aurait glissé qu'un seul nom mais, malheureusement pour lui, le plus voyant : celui de Nicolas Sarkozy. Récit - proche de celui de décembre 2008, dans le cadre de la désormais fameuse «procédure bis» : «J'ai recopié dans l'ordinateur de Jean-Louis Gergorin les noms de Stéphane Bocsa et Paul de Nagy qui figuraient sur un papier qu'il m'a tendu.»

Question du président Dominique Pauthe, apparemment moins crédule que les as de la DGSE : «Si ce n'est pas vous qui avez établi la fausse liste des 895 comptes, quel intérêt pour M. Gergorin de vous demander de faire cela ?»

«Totalement loufoque»
Imad Lahoud : «Je ne sais pas. Je ne lui posais pas beaucoup de questions. Il m'a expliqué que c'était le nom complet de Nicolas Sarkozy. Je regrette amèrement.»

Le président : «Où cela s'est-il passé ?»

Imad Lahoud : «Au ministère de l'Intérieur, dans le bureau d'Yves Bertrand (alors directeur central des renseignements généraux, NDLR). J'y suis allé avec M. Gergorin, qui est venu me chercher avec son chauffeur.» Le président : «Cela n'entre pas dans la cohérence générale du dossier…»

Le prévenu : «Vous savez, je n'étais qu'une petite main… J'avais décidé de protéger Jean-Louis Gergorin jusqu'au bout, mais je me suis rendu compte qu'il avait tout orchestré pour que j'apparaisse comme l'organisateur de cette affaire qui medépasse.»

Pas plus que son coprévenu, Jean-Louis Gergorin ne se départit de son calme. Il dresse sa grande carcasse surmontée d'une extravagante chevelure auburn et lance : «Tout ceci est totalement loufoque. M. Lahoud vous a démontré sa grande faculté imaginative, mais il a perdu beaucoup de sa capacité de conviction.»
Source : Lefigaro.fr
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Jeu 24 Sep 2009 - 11:44

Sarkozy dénonce les "coupables", la défense de Villepin monte au créneau

Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi aux États-Unis qu'il ne renoncerait pas à sa constitution de partie civile dans l'affaire Clearstream, commettant un lapsus lorsqu'il a affirmé que les "coupables" étaient devant le tribunal. Lors d'un entretien sur TF1 et France 2 , à New York, le chef de l'État a dit avoir totalement confiance en la justice dans le procès qui s'est ouvert lundi à Paris, où sont jugées au total cinq personnes. Mais il a souligné : "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel."

Et la présomption d'innocence, il connait Nico 1er ! Etant avocat de formation, j'ai du mal à croire au simple lapsus..Pour moi c'est tout a fait volontaire !
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Jeu 24 Sep 2009 - 13:33

bien sûr que ca l'est
ceci dit il a fallu que je me replonge dedans j'avais oublié ...
donc je fais partie des nuls :lol: :tirelangue: :nez:
:lol1:

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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Jeu 24 Sep 2009 - 18:09

s'rait-il touché par La Folie des Grandeurs ?
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Ven 25 Sep 2009 - 10:01

ca c'est un sacré virus ce FDG :ouais:
il est tenace celui là
il nous envahit trés tôt nous pousse à de multiples comportements des plus saugrenus et il ne nous lâche jamais .... pour certains il s'amplifie avec le temps
les crises sont irrémédiables et le vaccin n'existe toujours pas pourtant dieu sait que els savants planchent pour le contrer
mais non .... il est invincible
:peur:

:lol:

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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Ven 25 Sep 2009 - 13:10

L'affrontement Lahoud - Gergorin et la joute à distance Villepin - Sarkozy ont imprimé un rythme très soutenu aux trois premières demi-journées d'audience.

Trois demi-journées d'audience seulement et, déjà, le procès Clearstream semble proche du point de rupture. En lançant, avant de gagner le banc des prévenus, un défi personnel à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a donné le ton : ce procès-là sera à outrance, comme autrefois certains tournois. Le lapsus présidentiel de mercredi s'inscrit dans ce contexte.

À l'intérieur du prétoire, en revanche, la semaine aura été plutôt paisible pour l'ancien premier ministre : il n'a pratiquement pas été interrogé. Le calendrier fixé par le président Dominique Pauthe, qui épouse la chronologie de l'ordonnance de renvoi, lui laisse entrevoir des moments nettement plus difficiles, mardi et mercredi prochains.

Mais l'atmosphère a été chauffée à blanc par la confrontation entre deux autres protagonistes. Un personnage émerge de cette première semaine : Imad Lahoud. L'agrégé de mathématiques, qui a multiplié les versions contradictoires lors de l'instruction, apparaît comme un prodigieux enfumeur judiciaire, un prévenu opportuniste et rusé, capable de déjouer les assauts les mieux préparés. Ainsi, quand Me Thierry Herzog, conseil de Nicolas Sarkozy et pénaliste redoutable, lui demande s'il connaissait Dominique de Villepin, M. Lahoud doit en principe répondre «non», comme il l'a toujours fait. Mais, à la surprise générale, il lâche, après avoir pris une profonde respiration, un «oui» inattendu. Et il précise la date de cette rencontre supposée : 2005. Soit bien après le dernier épisode de la manipulation (octobre 2004). En clair : c'est nouveau, mais cela ne signifie rien.

D'une certaine manière, cette stratégie, si c'en est une, est géniale. Plus il parle, plus Imad Lahoud disparaît derrière ses revirements. Comme s'il devinait les arrière-pensées de ses contradicteurs, il joue le contre-pied avec un naturel extraordinaire, donnant l'impression qu'il leur fait plaisir, mais pourvu que ce soit dans son intérêt. Peut-être, de guerre lasse, renoncera-t-on d'ailleurs à l'interroger…

Piégé comme un «gogo»

Me Paul-Albert Iweins, conseil de Jean-Louis Gergorin - que M. Lahoud a consciencieusement chargé auparavant - n'a pas, pour l'heure, renoncé. Au terme d'un contre-interrogatoire brillantissime, le malicieux bâtonnier met en lumière les béances du discours de l'ancien protégé de son client, alors numéro deux d'EADS.

M. Gergorin, lui, propose une prestation crédible dans sa forme. Énarque et polytechnicien, il était manifestement fasciné par l'acuité intellectuelle d'Imad Lahoud, lequel l'aurait grugé avec ses faux listings comme un vulgaire «gogo». Il a, certes, des accents crédibles. Reste que nombre de noms frauduleusement introduits dans les faux annuaires sont ceux de rivaux personnels de M. Gergorin, que M. Lahoud, a priori, ne connaissait pas. Celui-ci dit qu'il était «la chose» de celui-là, qui se dépeint à son tour en dupe de son ancien chouchou. D'un côté comme de l'autre, c'est un peu beaucoup… M. Lahoud est manifestement bien trop habile pour se contenter d'un emploi de «petite main» ; M. Gergorin, lui, surprend dans son rôle de Nimbus abusé, quand on sait son apport dans le développement du groupe EADS.

Les trois prochaines demi-journées s'annoncent capitales. Dominique de Villepin qui, jusqu'à présent, n'a eu qu'à démentir l'existence de l'entrevue alléguée par Imad Lahoud, va devoir s'expliquer, notamment, sur ses réunions avec Jean-Louis Gergorin et le général Rondot, qui ne doivent rien à l'«acharnement» d'un futur président de la République, ainsi que sur une intervention - constamment démentie par lui - en faveur de M. Lahoud, placé en garde à vue fin mars 2004.

Mais le tournant du procès pourrait se situer le 5 octobre, quand le général Rondot viendra décrypter ses fameux petits carnets. De la lecture publique du «journal de marche» d'un maître espion français dépend peut-être l'issue de la rocambolesque affaire Clearstream. Car lui, il refusera sans aucun doute de jouer les «gogos»

Source : figaro.fr
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 6 Oct 2009 - 13:01

Le général Philippe Rondot, dont les notes très détaillées sont le principal élément à charge de l'affaire Clearstream, a confirmé lundi devant le tribunal correctionnel de Paris que le patronyme "Bocsa" avait été évoqué dès le mois de janvier 2004 lors d'une réunion avec Dominique de Villepin comme pouvant être rattaché à Nicolas Sarkozy, mais affirme qu'aucun lien n'avait été fait avec les listings à ce moment-là. Lire la suite l'article

Entendu comme témoin depuis 13h30, l'ancien officier de renseignement, qui fête ce lundi ses 73 ans, a relaté en détail comment il avait été amené à enquêter sur les listings Clearstream. D'abord en octobre 2003 à la demande de son ministère de tutelle pour vérifier les noms de militaires figurant sur ces documents, puis en janvier 2004 par le ministre des Affaires étrangères qui s'intéresse aux "industriels et hommes politiques".

Ce 9 janvier, "le nom de Nicolas Sarkozy est cité. Jean-Louis Gergorin évoque un compte couplé d'un certain Bocsa lié à Sarkozy. Je note sans comprendre", a dit le général qui vérifiera en mars le patronyme complet de Nicolas Sarkozy dans le "Who's who".

"Dominique de Villepin fait état le concernant d'instructions du président de la République pour enquêter", a ajouté M. Rondot assurant avoir pensé "tout le long" que le ministre agissait à la demande de Jacques Chirac.

Confirmant n'avoir eu aucun contact avec Dominique de Villepin entre ce rendez-vous et le mois de juillet, sauf un coup de fil en mars 2004 pour faire libérer "sa source" Imad Lahoud de garde à vue, Philippe Rondot explique également ne pas avoir transmis les informations sur le nom de Sarkozy au ministère de la Défense dans l'immédiat. "Je ne diffuse pas (cette information, ndlr) parce que, pressentiment ou pas, je sens qu'on s'engage dans une manipulation", a-t-il expliqué.

Convoqué de nouveau en juillet par Villepin, "je lui résume l'état de mes recherches", raconte encore l'ancien officier faisant alors part au ministre de l'Intérieur de "la quasi-certitude" que les listings sont des faux. Fin juillet, lors d'une nouvelle réunion, "je n'ai plus de doutes. On me répond qu'il y a certainement quelque chose, que ça s'agite encore". En octobre 2004 "il est établi, et il le croit, que cette affaire-là est un montage", relate encore Rondot au sujet d'une nouvelle réunion avec Dominique de Villepin.

Ces dates sont cruciales dans la prévention de "complicité de dénonciation calomnieuse" qui pèse sur l'ancien Premier ministre car il s'agit de déterminer s'il savait lorsqu'il a ordonné la transmission de ces fichiers à la justice en avril 2004 qu'il s'agissait de faux.
Source : AFP
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 6 Oct 2009 - 13:02

Le général Philippe Rondot a témoigné à charge lundi contre Dominique de Villepin au procès du complot Clearstream, qui aurait visé Nicolas Sarkozy, mais la défense est parvenue à relativiser sa déposition. Lire la

Ce spécialiste du renseignement qui compte à son palmarès l'arrestation en 1994 d'Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", au Soudan, a fait état de plusieurs interventions de l'ex-Premier ministre dans cette affaire qu'il a consignées dans un "carnet de marche".

Détachant bien ses mots, il a dit penser qu'on s'était servi de lui dans les manoeuvres menées en 2004 avec de faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise, confirmant ce qu'atteste ce carnet saisi et versé au dossier.

Philippe Rondot a déclaré que, contrairement à ce qu'affirmait le prévenu la semaine dernière, il avait été question de Nicolas Sarkozy lors d'une réunion le 9 janvier 2004 sur ces listings, organisée au ministère des Affaires étrangères par Dominique de Villepin, alors locataire des lieux.

"Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité par les uns et par les autres. M. Jean-Louis Gergorin (alors vice-président d'EADS-NDLR) a évoqué un compte couplé sur un certain Bocsa le liant à Nicolas Sarkozy", a-t-il précisé.

Les noms de Bocsa et Nagy, patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy, figuraient parmi des centaines d'autres sur les listes produites déjà fin 2003 par Jean-Louis Gergorin et sur lesquelles Rondot avait commencé à enquêter.

Villepin a dit ce 9 janvier agir sur instructions du président Jacques Chirac, selon le général, qui dit avoir cherché à voir ce dernier mais sans succès.

Le militaire s'est senti manipulé. "On me confie une enquête et je vois débarquer Dominique de Villepin, je ne dis pas qu'il s'empare de cette affaire mais au minimum il s'y intéresse et donne des instructions. Donc, on se sert de moi", a-t-il dit.

"JE N'AI PAS UN QI DE PÉTONCLE !"

Philippe Rondot a affirmé que Dominique de Villepin l'avait appelé au téléphone en mars 2004 pour qu'il demande la remise en liberté d'Imad Lahoud, auteur présumé des faux listings, alors en garde à vue pour une autre affaire.

Rondot a par ailleurs confirmé que de Villepin lui avait dit en juillet 2004 à propos de l'affaire: "Si nous apparaissons, le président de la République et moi, nous sautons".

Enfin, le militaire a expliqué que le ministre lui avait "donné son accord" pour détruire des notes synthétiques sur l'affaire, quand la supercherie a été démontrée.

Cette déposition est gênante pour Dominique de Villepin, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" et qui nie la réalité de tous ces épisodes.

Le général Rondot a rapporté de surcroit que Jean-Louis Gergorin lui avait dit en avril 2004 avoir transmis les listings au juge financier Renaud Van Ruymbeke - l'acte constitutif de la "dénonciation calomnieuse" - sur demande de Dominique de Villepin.

Selon lui, c'est en juillet 2004 que Dominique de Villepin a reçu un rapport de sa part catégorique sur la falsification, mais il aurait souhaité néanmoins poursuivre l'enquête.

Philippe Rondot a défendu son rôle dans l'affaire. "Je sais qu'en France, les militaires n'ont pas bonne réputation (...) Tout de même, je n'ai pas un QI de pétoncle !", a-t-il dit.

La défense de Dominique de Villepin, questionnant le général Rondot, a fait apparaître que selon le témoin, rien ne permettait de dire que l'ex-Premier ministre savait que les listings étaient faux, avant juillet 2004, ce qui exclurait toute dénonciation calomnieuse de sa part.

Me Gabriel Metzner, avocat de Dominique de Villepin, a lu aussi cette autre note personnelle prise par le général Rondot le 3 mai 2004 : "confirmation de la volonté de Nicolas Sarkozy de pulvériser Dominique de Villepin". C'est Imad Lahoud a qui a dit cela, a expliqué le général Rondot.

Imad Lahoud disait alors avoir rencontré Nicolas Sarkozy. Sur ses notes, le général a aussi noté au même moment : "contact Madhi (Lahoud-NDLR)-Sarko. Retournement, effet boomerang".
source : Reuters
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mar 6 Oct 2009 - 19:47

La Galère Galouzeau prend l'eau
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 14 Oct 2009 - 11:37

Procès Clearstream - Dominique de Villepin : "Mon honneur n'est pas en cause"

Les débats du procès de l'affaire Clearstream ont mis à mal la version des faits de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin mais l'accusation pourrait peiner à lui imputer un délit pénal. Après dix audiences, les débats se sont achevés lundi et les juges vont entendre pendant trois jours les plaidoiries des avocats de quelque 40 parties civiles, dont celle de Thierry Herzog, conseil de Nicolas Sarkozy, prévue lundi prochain.

Le réquisitoire du procureur est programmé mardi prochain, et le jugement sera ensuite mis en délibéré pour plusieurs mois. Dominique de Villepin s'est présenté dans sa dernière déclaration lundi en "bouc émissaire" et a affiché sa confiance. "J'ai agi dans le sens du service de l'État, mon honneur n'est pas en cause (...) La vie est devant moi", a-t-il dit.

Il nie tout complot contre Nicolas Sarkozy en rappelant qu'il l'avait ramené dans le jeu politique en 1997, après sa disgrâce consécutive à la présidentielle de 1995. Les interrogatoires menés par les juges n'ont pas permis de progresser vraiment par rapport à l'instruction de cette affaire visant la manipulation de faux listings de comptes de la société Clearstream, comportant des centaines de noms, dont Nagy et Bocsa, patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy.

Dominique de Villepin assure toujours avoir organisé une seule réunion sur l'affaire le 9 janvier 2004 en tant que ministre des Affaires étrangères, où il n'aurait pas été question de Nicolas Sarkozy. Il dit ensuite n'y être revenu qu'en juillet 2004, avec une autre enquête demandée à la DST. Ses coprévenus Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, ainsi que le témoin principal Philippe Rondot expliquent au contraire qu'il a été question d'emblée de Nicolas Sarkozy et que Dominique de Villepin a suivi l'affaire toute l'année 2004. Jean-Louis Gergorin assure même qu'il lui a demandé de transmettre les listings au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke en avril 2004, mais aucun autre élément ne le prouve.

Lahoud et Gergorin déstabilisé

La défense de Dominique de Villepin est cependant parvenue à obtenir la même réponse de tous : pour eux, Dominique de Villepin pensait que les listings pouvaient être authentiques, ce qui exclut toute dénonciation "calomnieuse" de sa part. Par ailleurs, Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin ont souffert davantage que Dominique de Villepin à l'audience.

Imad Lahoud, informaticien et mathématicien libanais, accusé d'avoir falsifié les listings, est qualifié par les personnes entendues au procès de "menteur", "manipulateur", "mythomane", "affabulateur" ou "escroc du renseignement". Il a été démontré qu'il se faisait passer pour le neveu du président du Liban, qu'il prétendait connaitre Oussama ben Laden ainsi que l'activiste Ilich Ramirez dit "Carlos". Il menait plusieurs intrigues et escroqueries parallèles qui lui ont valu d'ailleurs plusieurs arrestations et mises en examen.

Jean-Louis Gergorin a aussi été décrit à l'audience, notamment par l'ancien vice-président d'Airbus Philippe Delmas mais aussi d'autres témoins, comme un vieil habitué des manipulations visant à déstabiliser ses rivaux industriels.

Dans ce contexte, la tâche du procureur Jean-Claude Marin sera d'autant plus difficile que son raisonnement juridique est fragile. Il soutient que Dominique de Villepin est "complice par abstention" de la dénonciation calomnieuse imputée à Jean-Louis Gergorin, car il aurait dû selon lui sonner l'alerte en juillet 2004, quand il a appris que les listings étaient faux.

L'ancien Premier ministre a répondu lundi qu'à cette date, Michèle Alliot-Marie - alors ministre de la Défense - disposait des mêmes informations que lui et n'a pas davantage agi. "Le fait d'être désigné comme rival politique de Nicolas Sarkozy me vaut d'être devant vous. Le fait de ne pas être le rival politique de Nicolas Sarkozy vaut à Mme Alliot-Marie d'être aujourd'hui Garde des Sceaux",
a-t-il dit. Il s'est donc montré ironique en suggérant à Jean-Claude Marin, qui avait refusé de le poursuivre initialement avant une volte-face, de "requérir le coeur léger".

source : Le point.fr (Reuters)
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Mer 14 Oct 2009 - 12:33

Il va pas être pendu a un croc de boucher, alors ?
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Sam 31 Oct 2009 - 17:05

d'après lui c'est déjà fait
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   Sam 31 Oct 2009 - 19:04

Arf ! Il a pas l'air de ressembler à une viande morte
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MessageSujet: Re: Clearstream pour ceux qui ont oublié (et pour les nuls)   

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